Spectre lumineux : définition, couleurs et effet sur le sommeil

Dossier lumière Lecture 13 min Définition, couleurs, longueurs d'onde
La réponse en bref

Le spectre lumineux est la décomposition de la lumière visible en ses couleurs, du violet (environ 380 nm) au rouge (environ 780 nm) : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orange et rouge. Chaque couleur correspond à une longueur d'onde. Un prisme ou un arc-en-ciel la rend visible.

Ces longueurs d'onde n'agissent pas de la même façon sur le sommeil. Le bleu freine fortement la mélatonine, le rouge très peu.

Une simple lumière blanche cache un arc-en-ciel entier. Quand un rayon de soleil traverse une goutte de pluie ou un prisme, il se sépare en une bande de couleurs : c'est le spectre lumineux. Cette décomposition n'est pas qu'une curiosité de physique. Chaque couleur du spectre porte une énergie différente, et notre organisme y réagit de façon spectaculairement inégale, en particulier au moment du coucher. Voici ce qu'est le spectre lumineux, ses couleurs, leurs longueurs d'onde, et pourquoi cela décide de la qualité de vos nuits.

Qu'est-ce que le spectre lumineux ?

Le spectre lumineux, ou spectre de la lumière visible, désigne l'ensemble des couleurs qui composent la lumière blanche lorsqu'on la décompose. La lumière que nous percevons comme blanche est en réalité un mélange de toutes les couleurs visibles. En 1666, Isaac Newton a démontré ce principe en faisant passer un rayon de soleil à travers un prisme de verre : la lumière s'y est étalée en une bande continue allant du violet au rouge, exactement comme un arc-en-ciel.

Physiquement, la lumière est une onde électromagnétique. Ce qui distingue une couleur d'une autre, c'est sa longueur d'onde, mesurée en nanomètres (nm), soit un millionième de millimètre. Les courtes longueurs d'onde correspondent au violet et au bleu, les grandes au rouge. L'œil humain ne perçoit qu'une fine tranche de longueurs d'onde, comprise environ entre 380 et 780 nm : c'est précisément ce que l'on appelle le spectre visible.

Longueur d'onde et énergie. Plus la longueur d'onde est courte, plus l'énergie transportée par la lumière est élevée. Le violet et le bleu sont donc les couleurs les plus énergétiques du spectre visible, le rouge la moins énergétique. Cette différence d'énergie explique pourquoi le bleu agit si fortement sur nos cellules et notre horloge biologique, là où le rouge reste discret.

Longueur d'onde, fréquence et énergie : les deux formules

Longueur d'onde et fréquence sont liées par la vitesse de la lumière, c ≈ 3,00 × 108 m/s. L'énergie d'un photon, elle, dépend de la constante de Planck h.

c = λ × f     et     E = h × c / λ

λ est la longueur d'onde en mètres, f la fréquence en hertz, E l'énergie en joules. En pratique, on retient une version simplifiée : E (en eV) ≈ 1 240 / λ (en nm).

  • Lumière rouge à 670 nm : f = 3,00 × 108 / 670 × 10-9 ≈ 4,47 × 1014 Hz, soit environ 447 THz, et E ≈ 1 240 / 670 ≈ 1,85 eV.
  • Lumière bleue à 450 nm : f ≈ 666 THz et E ≈ 2,76 eV.

Un photon bleu à 450 nm transporte donc environ une fois et demie l'énergie d'un photon rouge à 670 nm.

Les couleurs du spectre lumineux et leurs longueurs d'onde

Le spectre visible se lit comme un dégradé continu, mais on le découpe traditionnellement en six à sept couleurs, chacune associée à une plage de longueurs d'onde. Voici la carte complète, avec pour chaque couleur son effet documenté sur la mélatonine et le sommeil.

Couleurs du spectre lumineux, longueurs d'onde, fréquences, énergies et effet sur le sommeil
Couleur Longueur d'onde Fréquence Énergie d'un photon Effet sur la mélatonine et le sommeil
Violet 380 à 420 nm 714 à 789 THz 2,95 à 3,26 eV Très énergétique, stimulant
Indigo 420 à 450 nm 666 à 714 THz 2,76 à 2,95 eV Stimulant, à la limite de la zone la plus active
Bleu 450 à 490 nm 612 à 666 THz 2,53 à 2,76 eV Suppression maximale de la mélatonine
Vert 490 à 560 nm 535 à 612 THz 2,21 à 2,53 eV Stimulant, effet sous-estimé
Jaune 560 à 590 nm 508 à 535 THz 2,10 à 2,21 eV Effet modéré
Ambre / Orange 590 à 620 nm 484 à 508 THz 2,00 à 2,10 eV Faible suppression, bon compromis
Rouge 620 à 780 nm 384 à 484 THz 1,59 à 2,00 eV Effet le plus faible, préserve le sommeil

Les bornes varient d'une source à l'autre. La Commission Internationale de l'Éclairage retient 380 à 780 nm pour le visible ; beaucoup de cours de lycée arrondissent à 400-800 nm, d'autres ouvrages s'arrêtent à 700 nm, car l'œil ne perçoit presque plus rien au-delà. L'indigo, ajouté par Newton entre le bleu et le violet, occupe une bande étroite que beaucoup de gens ne distinguent pas : certaines listes s'arrêtent donc à six couleurs.

Spectre lumineux visible : couleurs et longueurs d'onde de 380 à 780 nm, avec la zone de l'horloge biologique
Le spectre visible gradué en nanomètres, du violet (380 nm) au rouge (780 nm), avec la zone qui freine le plus la mélatonine et le maximum de sensibilité de l'œil.
Lumie, le hibou de Tendre Veilleuse, avec son carnet
Lumie observe

J'ai cherché sur l'image la frontière entre le vert et le jaune. Il n'y en a pas. Les chiffres du tableau sont des repères qu'on s'est donnés, l'œil voit un dégradé.

Tableau longueur d'onde, couleur perçue et effet sur la mélatonine et le sommeil
Du violet au rouge, les grandes longueurs d'onde sont globalement les moins perturbantes pour la mélatonine (découpage en six couleurs, indigo compris dans le violet).

On retient une règle simple : plus on descend vers le rouge (grandes longueurs d'onde), plus la lumière respecte le sommeil. Plus on remonte vers le bleu et le violet (courtes longueurs d'onde), plus elle réveille l'organisme. Le bleu entre 446 et 477 nm est le signal d'éveil le plus puissant de tout le spectre, car il coïncide avec le pic de sensibilité de nos capteurs biologiques de lumière, détaillé plus bas.

Au-delà du visible : infrarouge, ultraviolet et lumière blanche

Le spectre lumineux visible n'est qu'une petite fenêtre du spectre électromagnétique complet. De part et d'autre de ce que l'œil perçoit se trouvent deux voisins invisibles.

L'ultraviolet et l'infrarouge, les bords invisibles

En dessous du violet, sous les 380 nm, commence l'ultraviolet (UV) : invisible, très énergétique, responsable des coups de soleil. Au-delà du rouge, après 700 à 780 nm, débute l'infrarouge : invisible lui aussi, associé à la chaleur. Ces deux domaines encadrent la lumière visible sans en faire partie, mais on les retrouve souvent dans les discussions sur les lampes et les LED.

La lumière blanche n'est pas une couleur du spectre

Le blanc n'apparaît nulle part dans le spectre lumineux, et pour cause : ce n'est pas une couleur unique mais la somme de toutes les couleurs. Une LED blanche est d'ailleurs fabriquée à partir d'une diode qui émet un bleu intense, recouverte d'un revêtement jaune. Conséquence importante : même une lumière blanche dite chaude conserve un pic d'émission dans le bleu. Si elle est assez intense, elle envoie donc suffisamment de photons bleus pour perturber le sommeil, quelle que soit son apparence orangée.

Le piège des kelvins. La température de couleur en kelvins (K) décrit l'apparence d'une lumière blanche, du blanc chaud orangé (moins de 2700 K) au blanc froid bleuté (plus de 5000 K). Mais cet indicateur est trompeur pour la santé : selon la Commission Internationale de l'Éclairage (norme CIE S 026), deux lampes affichant la même température peuvent stimuler très différemment nos capteurs biologiques. Un blanc chaud à forte intensité n'est donc pas automatiquement sans danger le soir.

Magenta, rose, marron : les couleurs absentes du spectre

Le blanc n'est pas le seul absent. Le magenta ne correspond à aucune longueur d'onde. Le cerveau le fabrique quand l'œil reçoit en même temps du rouge et du bleu ou du violet, les deux bouts du spectre. Le rose est un rouge mêlé de blanc, le marron un orange sombre. Ces couleurs sont dites non spectrales. Une couleur spectrale, à l'inverse, peut être produite par une seule longueur d'onde, comme le vert pur vers 530 nm.

L'œil voit mieux le vert, l'horloge réagit au bleu

En plein jour, l'œil humain est le plus sensible vers 555 nm, dans le vert-jaune. À puissance égale, une lumière de cette couleur paraît plus lumineuse qu'un bleu ou qu'un rouge. Les capteurs qui règlent l'horloge biologique n'ont pas le même maximum. Ils réagissent surtout entre 446 et 477 nm, dans le bleu. Une lumière peut donc paraître faible à l'œil et rester très active sur le sommeil, ou l'inverse.

Spectre continu, spectre de raies : les types de spectres lumineux

Quand on fait passer une lumière dans un prisme ou un spectroscope, on n'obtient pas toujours un arc-en-ciel complet. L'aspect du spectre dépend de la source, et c'est ce qui permet aux physiciens de l'identifier.

Le spectre continu d'un corps chaud

Un corps chauffé (le filament d'une ampoule, une braise, la surface du Soleil) émet un spectre continu, où toutes les couleurs s'enchaînent sans trou. Sa couleur dépend de sa température et non de sa composition. Un métal chauffé passe du rouge sombre à l'orange, puis au jaune et au blanc à mesure que sa température monte, et son spectre s'étend vers le violet.

Le spectre de raies d'émission

Un gaz à basse pression, excité par une décharge électrique, n'émet que quelques longueurs d'onde précises. Le spectre se réduit à des raies colorées sur fond noir. Chaque élément chimique a ses raies : le sodium, par exemple, émet un doublet jaune à 589,0 et 589,6 nm, la couleur des anciens lampadaires orangés. Ces raies servent de signature pour reconnaître un atome.

Le spectre de raies d'absorption

Quand une lumière blanche traverse un gaz plus froid, ce gaz absorbe exactement les longueurs d'onde qu'il émettrait s'il était chaud. On voit alors un spectre continu barré de raies noires. Le spectre du Soleil en est l'exemple le plus connu. Joseph von Fraunhofer y a décrit des centaines de raies sombres dès 1814-1815. Elles révèlent les éléments présents dans l'atmosphère solaire, comme l'hydrogène ou le sodium.

Les trois types de spectres lumineux
Type de spectre Origine Aspect Exemple
Continu d'émission Corps chaud (solide, liquide, gaz dense) Toutes les couleurs, sans interruption Filament d'ampoule, braise
Raies d'émission Gaz chaud à basse pression Quelques raies colorées sur fond noir Lampe à vapeur de sodium, néon
Raies d'absorption Lumière blanche à travers un gaz froid Spectre continu barré de raies noires Lumière du Soleil (raies de Fraunhofer)

Le spectre des lumières de la maison

Deux lampes qui paraissent toutes les deux « blanches » peuvent avoir des spectres très différents. C'est ce spectre, plus que la couleur perçue, qui compte pour le sommeil.

Spectre des sources de lumière courantes et effet le soir
Source Forme du spectre Part de bleu Le soir
Soleil Continu, de l'UV à l'infrarouge, maximum dans le visible vers 500 nm Forte Le signal d'éveil de référence
Ampoule à incandescence ou halogène Continu, croissant vers le rouge ; une grande partie de l'énergie part en infrarouge Faible Perturbe surtout par son intensité
LED blanche Pic étroit vers 450 nm et large bosse jaune due au luminophore Marquée, même en blanc chaud À tamiser ou à éviter avant le coucher
Écran (téléphone, tablette) Trois pics : bleu, vert, rouge Marquée Actif de près, même à faible luminosité
LED rouge monochromatique Une bande étroite dans le rouge, sans bleu ni vert Nulle La moins perturbante

La LED blanche explique la plupart des malentendus. Son pic bleu reste présent quel que soit le réglage, ce que l'ANSES a relevé dans son expertise de 2019 sur les effets des LED. La température de couleur indiquée sur l'emballage décrit l'apparence de la lumière, pas son spectre. C'est le piège des kelvins vu plus haut, détaillé dans notre comparatif lumière chaude ou froide.

Lumie, le hibou de Tendre Veilleuse, qui veille
Ce qui n'est pas établi

Le mode nuit des écrans retire une partie du bleu, pas la luminosité ni ce qu'on fait sur l'écran. Je n'ai pas trouvé d'étude solide qui montre qu'il suffit à protéger le sommeil.

Comment le spectre lumineux agit sur le sommeil

Pourquoi une couleur de lumière peut-elle réveiller ou apaiser ? La réponse tient à un troisième type de photorécepteur, découvert au début des années 2000, distinct de ceux qui servent à voir.

Notre rétine abrite des cellules ganglionnaires à mélanopsine, appelées ipRGC. Elles ne créent pas d'image : elles mesurent la lumière ambiante et envoient l'information directement à l'horloge biologique centrale du cerveau, le noyau suprachiasmatique, qui pilote la sécrétion de mélatonine, l'hormone du sommeil. Or ces cellules sont surtout sensibles aux courtes longueurs d'onde. Deux études publiées en 2001 l'ont montré séparément. Brainard et ses collègues situent la zone la plus efficace pour freiner la mélatonine entre 446 et 477 nm, Thapan et ses collègues trouvent un pic proche de 459 nm. En plein cœur du bleu.

Concrètement, quand de la lumière bleue atteint l'œil le soir, elle bloque la fabrication de mélatonine, retarde l'endormissement et réduit la profondeur du sommeil. La lumière rouge, à l'opposé du spectre, n'active presque pas ces capteurs : le cerveau la perçoit comme une quasi obscurité et laisse la mélatonine monter normalement. Le vert, souvent jugé apaisant, est en réalité stimulant, car il sollicite aussi les autres photorécepteurs de la rétine. Au début d'une exposition, un vert à 555 nm freine la mélatonine autant qu'un bleu à 460 nm (Gooley et al., 2010).

Les enfants, bien plus sensibles. Le cristallin des jeunes enfants est d'une transparence exceptionnelle, laissant passer davantage de lumière vers la rétine. Une étude de Hartstein et LeBourgeois (2022) a mesuré une suppression moyenne de la mélatonine de 85 % chez des enfants de 3 à 4 ans exposés à une heure de lumière avant le coucher. Aux intensités les plus faibles testées, de 5 à 40 lux, comparables à une veilleuse un peu forte, la suppression atteignait encore 77,5 % en moyenne. Chez l'enfant, le choix de la couleur de lumière compte donc encore plus que chez l'adulte.

Quelle couleur du spectre choisir pour dormir

La conclusion pratique découle directement du spectre : pour un éclairage de nuit qui respecte le sommeil, il faut rester dans les grandes longueurs d'onde, côté rouge et ambre, et fuir le bleu, le vert et le blanc froid.

  • Le rouge (au-delà de 620 nm) est la meilleure couleur pour une veilleuse ou un éclairage nocturne. Il préserve la mélatonine et permet de se repérer sans réveiller le cerveau. Nuance honnête : le rouge n'est pas un somnifère, il n'endort pas activement, il se contente de ne pas perturber le sommeil.
  • L'ambre et l'orange (590 à 620 nm) offrent un bon compromis quand on veut un peu plus de clarté qu'un rouge sombre, tout en limitant l'impact sur l'endormissement.
  • À éviter le soir : le blanc froid, le bleu et le vert, ainsi que les blancs chauds à forte intensité, qui contiennent toujours une part de bleu active.

C'est particulièrement utile lors des réveils nocturnes avec un tout-petit. Remplacer le plafonnier blanc par une lumière rouge tamisée pour une tétée ou un change évite de casser le sommeil de l'enfant comme celui du parent. Notre veilleuse d'allaitement à lumière rouge 670 nm est conçue précisément pour ces réveils. Pour aller plus loin sur ce choix précis, notre guide dédié compare en détail quelle couleur de veilleuse pour dormir.

Veilleuse à lumière rouge tamisée pour une tétée nocturne dans une chambre de bébé
Une lumière rouge très tamisée permet les soins nocturnes sans rallumer un éclairage blanc riche en bleu.
Veilleuse à lumière rouge sans lumière bleue à dôme ambré éteinte Tendre Veilleuse

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Selon l'usage, plusieurs formats restent dans ces grandes longueurs d'onde : la veilleuse à lumière rouge tactile et rechargeable pour la table de chevet, la veilleuse prise à lumière rouge avec capteur de mouvement pour se lever la nuit sans tout rallumer, ou la veilleuse rouge RGB rechargeable pour un usage polyvalent.

FAQ sur le spectre lumineux

Qu'est-ce que le spectre lumineux ?

Le spectre lumineux est l'ensemble des couleurs qui composent la lumière visible, obtenues en décomposant la lumière blanche à l'aide d'un prisme. Il s'étend du violet (environ 380 nm) au rouge (environ 780 nm), chaque couleur correspondant à une longueur d'onde précise. C'est la même bande de couleurs que celle d'un arc-en-ciel.

Quelles sont les couleurs du spectre lumineux ?

Dans l'ordre des longueurs d'onde croissantes : violet, bleu, vert, jaune, orange et rouge. Certaines classifications ajoutent l'indigo entre le violet et le bleu. Ces couleurs forment un dégradé continu, pas des cases séparées, du plus énergétique (violet) au moins énergétique (rouge).

Quelle est la longueur d'onde de la lumière visible ?

L'œil humain perçoit les longueurs d'onde comprises environ entre 380 et 780 nanomètres. En dessous se trouve l'ultraviolet, invisible et très énergétique ; au-dessus, l'infrarouge, invisible et associé à la chaleur. Le bleu se situe autour de 450 à 490 nm, le rouge au-delà de 620 nm.

Quelle couleur du spectre lumineux est la meilleure pour dormir ?

Le rouge, suivi de l'ambre. Ce sont les grandes longueurs d'onde qui perturbent le moins la mélatonine, l'hormone du sommeil. À l'inverse, le bleu et le vert stimulent l'éveil et retardent l'endormissement. Une veilleuse à lumière rouge sans lumière bleue est donc idéale pour un éclairage de nuit.

La lumière blanche fait-elle partie du spectre lumineux ?

Non, le blanc n'est pas une couleur du spectre. C'est la somme de toutes les couleurs visibles mélangées. Une LED blanche est fabriquée à partir d'une diode bleue recouverte d'un phosphore jaune, ce qui explique qu'une lumière blanche, même chaude, contienne toujours une part de bleu susceptible de perturber le sommeil.

Quelle différence entre spectre lumineux et spectre électromagnétique ?

Le spectre lumineux visible est une petite portion du spectre électromagnétique complet. Ce dernier englobe aussi les ondes radio, les micro-ondes, l'infrarouge, l'ultraviolet, les rayons X et gamma. Le spectre lumineux ne concerne que la fenêtre perçue par l'œil, entre l'ultraviolet et l'infrarouge.

Quelle couleur correspond à 450 nm ?

Une lumière de 450 nm est bleue, à la frontière entre l'indigo et le bleu. C'est une longueur d'onde très courante : la plupart des LED blanches ont leur pic d'émission vers 450 nm. Elle se trouve juste à côté de la zone qui freine le plus la mélatonine, entre 446 et 477 nm.

Qu'est-ce qu'un spectre chromatique ?

C'est un autre nom du spectre des couleurs, la suite des teintes obtenues en décomposant la lumière blanche, du violet au rouge, qu'on appelle aussi spectre visible. À ne pas confondre avec l'aberration chromatique, le défaut d'une lentille qui ne dévie pas toutes les longueurs d'onde du même angle et colore les contours d'une image.

Pourquoi l'indigo n'apparaît-il pas dans toutes les listes ?

Newton a nommé sept couleurs en 1704 dans son traité Opticks, dont l'indigo entre le bleu et le violet, en partie pour faire écho aux sept notes de la gamme. La bande qui lui correspond, environ 420 à 450 nm, est étroite, et beaucoup de gens ne la distinguent ni du bleu ni du violet. Les listes à six et à sept couleurs sont deux conventions, aucune n'est fausse.

Quel est le spectre lumineux du Soleil ?

La lumière du Soleil donne un spectre continu qui va de l'ultraviolet à l'infrarouge, avec un maximum dans le visible vers 500 nm. Il est traversé de fines raies sombres, les raies de Fraunhofer, laissées par les gaz de l'atmosphère solaire qui absorbent certaines longueurs d'onde.

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Sources
  1. Brainard GC et al. (2001). Action spectrum for melatonin regulation in humans: evidence for a novel circadian photoreceptor. Journal of Neuroscience, 21(16), 6405-6412. doi:10.1523/JNEUROSCI.21-16-06405.2001
  2. Thapan K, Arendt J, Skene DJ (2001). An action spectrum for melatonin suppression: evidence for a novel non-rod, non-cone photoreceptor system in humans. Journal of Physiology, 535(1), 261-267. doi:10.1111/j.1469-7793.2001.t01-1-00261.x
  3. Gooley JJ et al. (2010). Spectral responses of the human circadian system depend on the irradiance and duration of exposure to light. Science Translational Medicine, 2(31), 31ra33. doi:10.1126/scitranslmed.3000741
  4. Hartstein LE et al. (2022). High sensitivity of melatonin suppression response to evening light in preschool-aged children. Journal of Pineal Research, 72(2), e12780. doi:10.1111/jpi.12780
  5. Commission Internationale de l'Éclairage, CIE S 026/E:2018, système de métrologie des effets non visuels de la lumière.
  6. ANSES (2019). Effets sur la santé humaine et sur l'environnement des diodes électroluminescentes (LED). rapport d'expertise, saisine 2014-SA-0253
Lumie, le hibou de Tendre Veilleuse, tenant une plume
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